Cérémonie de remise de l’insigne de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite

Le 22 mai dernier,  notre S.E.S.S.A.D., à Paris, a eu le plaisir et l’honneur d’ouvrir ses portes pour accueillir la cérémonie de remise de médaille de l’Ordre National du Mérite, délivrée à Monsieur Gérard COURTOIS, notre ancien Directeur Général.

Madame Dominique GILLOT, Présidente du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées, a officié pour cette remise de l’insigne de Chevalier.

Monsieur Thierry LORIN, Président de l’association, Madame le Docteur Elisabeth ZUCMAN, Présidente d’Honneur des Tout-Petits, Monsieur Alain OLESKER, Vice-Président, Ancien Président, Monsieur Sébastien LEGOFF, Directeur Général, ont salué la carrière de Monsieur Gérard COURTOIS en présence de nombreuses personnalités,  Anciens Ministres, élus, Sénateur, Députés, l’Adjoint au Défenseur des Droits, des Présidents d’Association,  Collègues, Directeurs, des familles et d’amis.

Cette distinction témoigne de  l’engagement de notre ancien Directeur Général pour notre association, 30 années durant mais souligne également, toute une vie consacrée à promouvoir, faire valoir, défendre, croire, imaginer, créer et surtout accompagner toutes les personnes handicapées, quelles qu’elles soient, dans le respect de leur citoyenneté et leur dignité.

Discours de Monsieur LORIN

Discours de Monsieur LEGOFF

Discours de Monsieur COURTOIS

 

 

Duoday, une journée à l’Assemblée Nationale

Le 16 mai 2019, Tristan D. et Aurore B. ont partagé une journée à l’Assemblée Nationale.

Arrivée de Tristan D. dans la cour, avec son éducateur accompagnant Jacques B.

Accueil dans la salle des fêtes avec le cocktail proposé par Richard FERRAND
Déjeuner au restaurant de l’Assemblée ; on profite de la magnifique vue sur « tout Paris »
Visite guidée de l’Assemblée Nationale : comment travaillent les députés en ce lieu
Découverte de l’hémicycle
Accessibilité à travailler ; heureusement le personnel est serviable….
Accueil du Président de l’Assemblée avec la garde républicaine et les tambours pour l’ouverture de la séance 
Découverte de la Bibliothèque
Très belle journée partagée

 

 

 

 

 

 

 

XX° Foulées Cachanaises avec les Tout-Petits

 

Cliquez pour voir l’album souvenir des Foulées…

Cette année encore, aux Foulées Cachanaises du 12 mai 2019, les Tout-Petits ont participé à la course. Deux enfants du S.E.S.S.A.D. de Paris, sont venus prendre la ligne du départ aux 10 km des Foulées.

Il faut saluer les bénévoles qui ont assuré la course et se sont relayés à tirer ou pousser les goélettes…

Une vraie course avec des vrais gagnants : entre nos deux goélettes quelques six minutes d’écart indique le chrono dans cette course de plus d’une heure où nos enfants ont traversé Cachan, monté les cotes, assuré des descentes

Temps de la 2ème goelette.

et ont gardé l’allure dans les virages !

 

 

On court, tire, pousse souffle et gagne !

Un parcours tout au long duquel les applaudissements et les encouragements des supporteurs ont décroché les sourires de nos jeunes avant qu’ils récupèrent leurs médailles et le trophée du XX° anniversaire des Foulées que Madame la Maire a remis au directeur général. Lundi au S.E.S.S.A.D. le trophée sera admiré par tous les autres enfants du service.

Le Trophée remit au S.E.S.S.A.D.

Les bénévoles de l’association Cosma d’Arceuil sont déjà partants pour d’autres courses à Paris, et dans les environs et assurent déjà leurs participations pour les Foulées de 2020…

 

Merci à tous et au soleil d’avoir brillé toute la matinée.

 

Les Tout-Petits et nos amis coureurs bénévoles de Cosma Arcueil

 

 

Des jardins sensoriels accessibles pour mieux vivre ensemble

« Des jardins sensoriels accessibles
pour mieux vivre ensemble »
L’association Les Tout-Petits œuvre depuis 50 ans pour favoriser la vie des personnes en situation de polyhandicap, en les accueillant dans plusieurs établissements spécialisés et en soutenant leurs familles.

La Maison d’Accueil Spécialisé des MESNULS, qui héberge 44 adultes porteurs de polyhandicap, et le fond de dotation Mécénat SERVIER entendent favoriser l’épanouissement des personnes polyhandicapées en réalisant « des jardins sensoriels accessibles pour mieux vivre ensemble ».

Ces jardins sensoriels ont pour principaux objectifs :
=> De créer un véritable jardin à vivre, avec une terrasse permettant à un groupe de 6 à 10 résidents de déjeuner sous une tonnelle avec leurs éducateurs,

=> De planter des arbustes, fruitiers et plantes odorantes et colorées pour stimuler les sens

=> D’installer des jeux sensoriels pour stimuler les résidents, leur permettre de prendre du plaisir et faire de nouvelles découvertes (jeux sonores spécialisés d’extérieur et bacs de manipulation adaptés à la hauteur des personnes en fauteuil roulant).
Les personnes polyhandicapées sont atteintes d’une pathologie survenue autour de la naissance ou des premiers mois de leur vie. Leur dépendance est très importante et concerne tous les aspects du développement, moteur, cérébral et sensoriel. Ces adultes ont besoins de l’aide permanente d’une tierce personne pour tous les gestes du quotidien, se déplacer et communiquer.

De ce fait, pour sortir, partir faire une activité, chaque personne polyhandicapée doit avoir un accompagnateur individuel. Le fonctionnement de l’établissement – avec la présence d’1 soignant pour 3 adultes en journée - ne permet pas d’envisager des sorties régulières et fréquentes pour chaque résident.
C’est dans ce contexte que nous avons imaginé embellir et rendre accessibles les trois jardins des unités de vie, afin de permettre aux résidents de profiter chaque jour d’un temps en extérieur, dans un cadre agréable pour se détente et profiter de la nature ou de jeux adaptés.

Les jardins sont des lieux de rencontres que nous mettrons à disposition des familles lors des visites à leurs enfants. Ils pourront être supports à tous types de rencontres, notamment l’accueil de volontaires pour l’entretien des jardins.
Les « résidents de la Maison d’Accueil », puisque la M.A.S. est leur lieu de vie principal, possèdent chacun une chambre individuelle, au sein d’une unité de vie collective de 15 personnes. Un salon commun et un jardin complètent leur espace de vie quotidien, matérialisés en vert sur ce plan global de l’établissement.

Situé dans un village en lisière de forêt, nous voulions développer un projet en harmonie avec l’environnement. Installer nichoirs et hôtels à insectes, pour inviter oiseaux et insectes à partager notre espace extérieur, facilitera les stimulations visuelles et l’observation de la faune par les résidents.
Ce projet a été construit en équipe, avec notamment la participation :
=> Des parents, qui souhaitaient voir leurs enfants profiter de la nature, du soleil, de sorties quotidiennes dans un environnement fleuri et aménagé pour stimuler les sens des résidents.

=> De l’ergothérapeute, qui a préconisé les dimensions idéales pour des terrasses plus accessibles, permettant la circulation des adultes en fauteuil.

=> De la psychomotricienne, qui a choisi des jeux sensoriels permettant de stimuler les 5 sens, d’éprouver du plaisir et de s’adapter aux préhensions manuelles

=> Des éducateurs, qui ont imaginé y prendre des repas ou des pauses récréatives avec les résidents.

=> Des accompagnants, qui pensent que l’entretien des plantes pourraient être des activités régulières pour les résidents, en prenant soin des fruitiers et en recueillant les fruits pour composer des gâteaux ou confitures

=> Du jardinier, qui a choisi des plantes et arbustes en fonctions de leurs propriétés, tant pour les aspects sensoriels que pour leur respect de l’écologie.

=> De la direction, qui a engagé une démarche active pour trouver d’autres partenaires pour collaborer à la réussite de ce projet et le pérenniser.

=> Des résidents, qui seront associés aux achats, choisiront le mobilier à installer sur les terrasses et participeront aux ateliers de jardinage.

Nous avons imaginé accueillir une équipe de volontaires pour installer les jardins autour des terrasses qui seront réalisées par une entreprise professionnelle. Il s’agira, pour des bénévoles accompagnés de quelques résidents et nos agents techniques, de réaliser les plantations, installer les toiles d’ombrage et les panneaux sensoriels (petite maçonnerie à prévoir pour les fixations).

 

Pour la non fermeture de nos établissements : Lettre ouverte de Floriane Lorin, fille de M. et Mme Lorin

Bonjour,

Je suis une jeune femme de trente-cinq ans, polyhandicapée. Je ne sais pas parler ; je ne peux pas m’habiller seule, me déplacer seule, faire ma toilette seule, me soigner seule. Mais je sais sourire, rire, crier, taper, caresser, aimer. J’entends et je vois très bien. Tout le monde dit que j’ai de beaux yeux très expressifs et un sourire magnifique. J’aime la musique, la poésie, la peinture, les promenades, les fêtes. J’ai du mal à apprendre mais j’ai beaucoup de mémoire.

Je vis dans une Maison d’Accueil Spécialisé dans l’Essonne où des professionnels attentifs sont qualifiés pour nous aider et nous accompagner dans notre quotidien, mes camarades et moi. Ces Maisons d’Accueil sont en nombre insuffisant et elles manquent de moyens. Et certaines autorités prônent la fermeture progressive de ces institutions — qui sont pourtant des lieux de vie, d’ouverture au monde et de protection pour nous –, et proposent leur transformation en « services de proximité ». Peut-on vraiment croire que ces services seront adaptés à notre situation de polyhandicapés ?

Mes parents m’ont expliqué que des élections importantes auront lieu dans quelques semaines à l’échelle de toute l’Europe et que je suis concernée comme tous les autres citoyens. Je ne vais pas encore pouvoir voter bien que ce droit me soit acquis par les nouveaux articles du code électoral, mais des démarches administratives restent à accomplir.

Benoît, Florian, François, François-Xavier, Ian, Jean-Christophe, Jordan, Manon, Nathalie, Nicolas, Raphaël, Yannick, Mesdames et Messieurs les Têtes de Listes, que nous proposez-vous ? Quel avenir dans quelle Europe nous offrez-vous à nous, polyhandicapés ordinaires qui ne pouvons pas vivre en milieu ordinaire mais voulons exister et vivre dignement ?

Nous vous écoutons, nos familles vous écoutent et nous ne vous entendons pas.

Pour la non fermeture de nos établissements : Lettre ouverte du Président Thierry Lorin

Les exclus de la société inclusive !

Voici une alerte sur le sort de personnes, enfants et adultes polyhandicapés, méconnus et oubliés de nos gouvernants, nos parlementaires et d’une large partie de la communauté nationale et internationale.

Mme la Rapporteure des Nations Unies a confirmé dans son rapport final de mars 2019 ses conclusions préliminaires d’octobre 2017 et a souligné le retard pris par la France dans l’inclusion scolaire des enfants handicapés, dans les travaux d’amélioration de l’accessibilité des bâtiments et en particulier des services publics, dans l’aide au quotidien ; elle prône le tout-inclusif, c’est-à-dire la vie des personnes porteuses de handicap en milieu ordinaire, avec un accompagnement technique plus ou moins développé en fonction des besoins de la personne. Elle préconise la fermeture des institutions qu’elle juge dépassées et maltraitantes.

De telles solutions sont sans doute envisageables pour certains types de handicap, mais je suis inquiet en tant que père d’une jeune femme polyhandicapée de 35 ans et également en tant que Président de l’Association des Tout-Petits[1]. Serait-il responsable de traiter le polyhandicap comme toute autre forme de handicap à travers l’inclusion en milieu ordinaire uniquement ? Le choix devrait être laissé aux familles, tant les spécificités du polyhandicap exigent un accompagnement spécialisé et adapté. Mme Monique Rongières, Présidente du Groupe Polyhandicap France, décrit très bien les caractéristiques de l’accompagnement de la personne polyhandicapée : « L’enfant polyhandicapé, par sa grande dépendance, doit être accompagné en permanence en assurant la continuité du parcours de vie à l’âge adulte. C’est vraiment un handicap spécifique, qui mêle trouble mental, moteur et difficulté d’expression. »[2]

J’ai personnellement écrit le 30/10/2017 à Mme la Rapporteure des Nations Unies et à Mme Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat, pour leur faire part de notre indignation et de notre inquiétude, mais je n’ai obtenu aucune réponse ni de l’une, ni de l’autre.

La désinstitutionalisation est déjà en cours. Mais nos enfants qui sont des adultes ne pourront pas retourner vivre chez leurs parents vieillissants ni habiter seuls ou regroupés dans des logements ordinaires. Leur avenir est en jeu.

J’en parle régulièrement avec ma fille et je porte sa parole à travers le document ci-joint qui interpelle les candidats aux élections européennes sur le sujet du polyhandicap.

Thierry LORIN
Président

[1] Association à but non lucratif (loi de 1901) militante et gestionnaire de huit établissements en Ile de France (internats et externats accueillant des personnes porteuses de handicaps souvent lourds) et accompagnant ainsi plus de 350 personnes et leurs familles.
[2] Interview handicap.fr : 6 juin 2018 • Par Monique Rongières, présidente du GPF

Concert de chansons françaises à la M.A.S.

Ce 26 mars Fanny GILLES est revenue comme promis aux résidents pour un petit concert privé. Elle nous a fait la surprise de venir avec son ami chanteur et guitariste Vivien VALLAY ! Alors nous avons eu deux fois plus d’énergie pour chanter.

C’était beau et très chaleureux. Après la dégustation des verrines faites par les résidents, Vivien s’en est allé, et nous avons fini plus calmement avec Fanny au piano.

MERCI beaucoup à Fanny et Vivien pour cet excellent partage.