Bulletin n°21

Le mois dernier, la place du handicap dans notre sociétéétaitaucœurdeséchanges. SébastienLegoff, Directeur Général de l’Association Les Tout-Petits, est intervenudans lepodcastL’Empreinte, animépar la journalisteAliceVachet.Unéchangequi a permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs : l’évolution des besoins, le vieillissement de la population, la complexité des parcours, mais aussi la nécessité d’intégrer pleinement le handicap dans toutes les dimensions de la société. Un constat partagé émerge de cet échange : malgré des avancées, les défis restent importants. Alors, où en sommes-nous aujourd’hui ? Et surtout, comment construire une société qui intègre réellement le handicap, non plus enmarge, mais comme une composante à part entière du vivre-ensemble ? Un sujet de fond, qui invite à poursuivre la mobilisation collective et à faire évoluer durablement les regards comme les pratiques. Au sein des établissements de l’association, de nombreux professionnels accompagnent chaque jour des personnes en situation de handicap rare et sévère. Parmi eux, nous avons choisi de mettre aujourd’hui en lumière le rôle des ergothérapeutes et des psychomotriciennes, qui occupent une place essentielle, au plus près du quotidien et du vécu des personnes accompagnées. L’ergothérapie pour soutenir l’autonomie, même dans les gestes les plus simples Faciliter les gestes du quotidien, même les plus simples : c’est le cœur du métier d’ergothérapeute. Pour certaines personnes, rester assis plusieurs heures peut être inconfortable, voire douloureux. L’ergothérapeute intervient alors en adaptant le matériel : réglage du fauteuil, ajout de coussins spécifiques ou conception d’installations sur mesure, afin d’améliorer le confort et sécuriser les postures. Son action passe aussi par l’adaptation d’objets du quotidien. Un support pour maintenir un verre, un contacteur pour déclencher une activité ou encore un outil facilitant la préhension permettent à la personne de gagner en autonomie et de participer davantage à son environnement. La psychomotricité pour apaiser, éveiller et relier par le corps La psychomotricienne intervient sur le lien entre le corps, les sensations et les émotions. Lorsque la communication verbale est limitée, le corps devient un vecteur essentiel de relation. À travers des séances adaptées, elle propose des temps de relaxation, de balancement ou de stimulation sensorielle, dans un cadre sécurisant. Dans une salle snoezelen ou lors de temps de détente, la personne s’apaise et devient plus disponible à l’échange, signe d’un mieux-être et d’une ouverture à la relation. Complémentaires, ces deux métiers s’inscrivent dans une même dynamique : proposer un accompagnement individualisé, attentif et profondément humain. En agissant sur le corps, les sensations et l’environnement, ils contribuent à améliorer le confort, favoriser l’apaisement et renforcer la capacitédespersonnes accompagnées à interagir avec le monde qui les entoure. LES ACTUALITES DE L’ASSOCIATION HANDICAP : OÙ EN SOMMES-NOUS AUJOURD’HUI ? ZOOM SUR LES MÉTIERS ESSENTIELS DE NOTRE ASSOCIATION

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